Bon, étant donné que je suis dans le jus en tropicana ces temps-ci, je vous faire un resumé du resumé de la très intéressante conférence infopresse de mercredi sur le marketing des instutions culturelles. Deux faits intéressants à noter:
- Pour une fois, je dis qu’une conférence infopresse était très intéressante. C’est rare, parceque le mot “très” est plus souvent remplacé par le mot “un peu”, ou “pas mal” ou bien “assez”. Mais cette fois-ci, ça mérite un peu plus d’enthousiasme.
- Je viens de me rendre compte que je suis en train d’écrire en français. C’est drôle ce qu’un peu de PR avec les gens du milieu montréalais peut faire. Bon je me lance donc dans mon premier post en français! Vive la blogue 101!
En rafale donc, 3 phrases à retenir pour chacune des conférences de la journée:
Patrick Beaudoin de chez Cossette sur le thème “les nouvelles pratiques de la communication culturelle”:
- Les institutions culturelles québécoises sont en retard de 15 à 20 ans par rapport au marketing culturel en Europe ou au États-Unis
- Les institutions culturelles québécoises doivent faire un meilleur usage du Web et des réseaux sociaux afin de faire parler d’elle et de se rapprocher de leur public
- Il est tout à fait possible d’envisager une stratégie de communication basée entièrement sur le Web, bien que ceci ne s’applique pas dans tous les cas
Mon cher boss Fady de chez Bluesponge et John McDonald du CCA, présentaient “le Web pour redéfinir la personnalité d’une instituiton: le cas du CCA”
- La nouvelle vision du CCA est axée sur l’extension du bâtiment physique du CCA en ligne afin de rendre plus accessible les 500 000 items de la collection, surtout au niveau international.
- Le CCA va bientôt entamer une phase de sondage avec le public de son site Web (qui a grandi de 30% depuis le lancement de la nouvelle version) afin de guider les prochaines évolutions de sa présence en ligne.
- Au lieu de garder son riche contenu pour son site Web, le CCA est présent sur Youtube, Facebook, Itunes etc… afin qu’un maximum de gens puisse le consommer. Etre accessible sur le Web ne veut plus simplement dire avoir un bon site Web, mais bien rejoindre son public à travers une multitude de plateformes.
Martin Merlino de chez idéacteur (et ex-Audiogram je présume) sur le sujet “Mettre en marché un artiste: les nouveaux enjeux”:
- L’industrie de la musique va mourir si celle-ci ne s’adapte pas à la nouvelle réalité du Web.
- Le Web a permis de faire de grosse économies au niveau de la promotion d’un nouvel album, notamment en évitant d’envoyer des CDs aux critiques qui peuvent maintenant avoir un accès exclusif à la musique sur le site de la compagnie de disque.
- Afin que les blogeurs et médias Web de type MSN et Cyberpresse parle d’un artiste, il faut leur donner du contenu riche qu’ils vont pouvoir s’approprier. Le problème est que ceux-ci font de l’argent grâce à la pub sur leur plateforme alors que les artistes qui ont produit ce contenu ne touchent rien.
Mathieu Stréliski et Matthew Forsythe de l’ONF ont présenté “Comment les médias sociaux transforment-ils votre réputation?”:
- Un grand nombre d’internautes est intéressé par l’aspect “making of”. Dans le cas de l’ONF, cela veut dire des conseils afin d’aider de jeune réalisateurs à commencer une carrière dans le milieu.
- Il est primordial d’être transparent et d’accepter les critiques lorsque on intervient sur les médias sociaux.
- Une règle importante est de ne pas confier à une agence le rôle de gérer sa communauté car c’est un travail journalier qui demande une bonne connaissance de la personalité de l’institution; et à long-terme il est beaucoup plus rentable d’avoir des ressoures à l’interne.
Pierre Vachon de l’Opéra de Montréal sur “comment rajeunir une instution?”
- Au début 2006, l’Opéra de Montréal faisait face à un grave déficit provenant du fait que le nombre d’abonnés diminuait d’année en année, alors que le coût de production des performances augmentait régulièrement et que les subventions gouvernementales stagnaient
- Trois ans plus tard, le public de l’Opéra de Montréal s’est beaucoup rajeuni, et bien que le nombre d’abonnés n’augmente pas, c’est le nombre de billets individuels vendus qui a permis à l’institution de survivre
- Ce n’est pas seulement le Web qui a permis de rejeunir le public de l’Opéra de Montréal, mais bien la combinaison du renouvelement de son identité de marque, de l’organisation de nombreux événements originaux à travers la ville et d’une plus grande présence en ligne




2 Comments
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